mardi 30 novembre 2010

cousu de fil blanc...

tissé
,
coupé
,
ciselé
,
noué
&
des épingles
,
pour un ourlet 
,
d'un ruban de satin
.

lundi 4 octobre 2010

terre à tifs

une jolie touffe
une herbe à perruque
quelques mèches blonde sur un crane de terre rouge
ocre
ne manque qu'un regard
ou un sourire en coin

vendredi 1 octobre 2010

suburban war

il ne peut être que tard
la route défile et ses traits blancs ne forment plus qu'une ligne
pas un mot n'ose s'ajouter à la musique
les yeux rivés sur l'horizon, jusqu'à l'aube
pour un départ ou un retour
chez soi
all my old friends they don't know me now !

dimanche 26 septembre 2010

<<< déjà loin >>>

>>> il a fallu filer dans l'air et croiser à travers les nuages,
gratter le sol rouge, jusqu'à emporter la poussière. <<<
>>> plus humide et verdoyant que dans nos premiers rêves,
chaque facette, chaque reflet se découvre au long de nos tours en spirales. <<<

dimanche 2 mai 2010

vendredi 30 avril 2010

jeudi 29 avril 2010

eFTERkLANG

le Danemark n'était pas si loin...
mais pas de flocon qui fond sur la langue
ou
d'ours blanc qui traverse sur des passages cloutés
:
le vent du large, et un courant d'air au bord du lac.
Et une réminiscence de ce vent du nord pour quelques notes de musique
un soir, dans une chaude cave parisienne.

mardi 27 avril 2010

lundi 26 avril 2010

un crochet dans le port...

ni mer Baltique, ni mer du Nord, juste au bord du lac
pas un bruit
juste une bise fraiche
de quoi (é)mouvoir la surface de l'eau et faire place nette à la douceur des flots

dimanche 14 février 2010

étendus, sans corps...

juste quelques sons assourdissants
rappelant les âmes cachées dans l'air glacé.
J'ai envie de m'enfuir, chercher un peu de chaleur,
un chocolat et quelques gaufres ?
rester à user mes nerfs et mes semelles
confronter mes yeux à ces absences.

dimanche 31 janvier 2010

un air de petit boxeur

de cantine en coupe tifs.
encore quelques grains de sable semés de part et d'autre se font ressentir entre mes dents.
la vitre aussi marque sa tristesse, sa douce mélancolie.

il ne reste qu'à profiter des rayons sur le ciel bleu qui appellent d'autres pas
...

vendredi 29 janvier 2010

When The Mountain Comes To Muhammad

l'air frais et la neige.
le souvenirs des rails qui me faisait filer, trop tôt et trop tard.
une contrainte enfin surmontée.
et l'habitude de l'image qui subsiste :
des points de suspension sur l'horizon.

dimanche 17 janvier 2010

strasbourg - paris (avec 1 escale)


Pas sûr que ce nouveau voyage commence sous les meilleurs auspices, mais il faut un début à tout. Un début à la confrontation de nos semelles à la terre africaine, de nos oreilles aux appels à la prière. De nos regards sur les ouvertures dans murs de tadelakt, vers d'autres regards, portés sur nous.
Quelques jours à partager entre
le luxe, le calme, la volupté,
et
la poussière ou le sable, l'ombre ou les rayons de lumière, le ciel noir ou les murs ocres.

Le prochain voyage aura cela de définitif qu'il nous déménagera, qu'il nous ouvrira à d'autres ailleurs, sans transformer notre nid en roulotte, en lui trouvant de nouvelles brindilles et d'autres fils à cocon.

lundi 23 février 2009

comme les autres


il y a des jours que l'on rêve déclencheur d'espoir,
comme l'étincelle lorsque l'on gratte l'allumette.
ce n'est finalement qu'une journée banale. un peu plus triste.
un ciel noyé dans un seul nuage uni, le regard perdu, hagard.
heureusement, un autre combat commence demain, une autre confrontation à soi.
et pas seulement.
et une nuit pour rêver à ce que je n'ose m'avouer.

samedi 21 février 2009

diurne


pour une fois. pour un peu de lumière.
pas de descente aux enfers ?

mercredi 18 février 2009

la tête éprise d'un étau


je ne reconnais ma maison et ses habitants que dans la pénombre.
j'ai hâte de retrouver la lumière du soleil qui se lève et celle,
parfois juste un peu plus chaude,
de celui qui se couche.
travail posté.

mardi 17 février 2009

ne pas rester sur une mauvaise impression

ne pas partir dans un silence. surtout pour une boucle, surtout pour y revenir.
après la pluie, revient la pluie ? un interstice s'est glissé là, pour y voir.
creuser une saignée dans les nuages.

lundi 16 février 2009

sans commentaires. juste quelques larmes.

que ma joie demeure

trop abstrait, trop rare. parfois juste un peu trop mal assis.
je ne me rattraperai jamais. pourtant je redouble de clins d'œil, (dans ce titre, à un mois d'octobre bien triste) priant que mes paupières pressent mes errances. rien à faire. je ne me vois que de dos. je dois m'en vouloir.
alors comme douce vengeance, je souris. et je partage cette image d'une jamais trop longue fin de semaine... panamienne.

mardi 23 décembre 2008

journée d'un autre monde...

la rouille comme habillage du jour. la commande de marionnettes est en prime, comme le reflet de mes surprises de fin d'année. elles pourraient être douces, savoureuses, mais ce n'est que du dégout, gavé. je ne suis pas encore parvenu à faire tomber la pièce sur la tranche. il ne reste que les mauvais cotés.

chaque jour empile son journal de fausses nouvelles, de gros titres, de photos d'anonymes, accablées par la légende du jour. il pleure souvent à l'intérieur, plaintes et lamentations.

impitoyables excuses. tranchantes et cassantes.